lundi 9 novembre 2009

lecteur audio transportable

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Toujours dans la lecture à haute voix... Mais je ne peux pas partager ici le résultat de mon apprentissage : droits d'auteurs obligent... Vu que ce sont des chapitres entiers que j'enregistre, je me ferais taper sur les doigts.

Quelques conseillères m'accompagnent à distance et je les remercie du temps qu'elles me donnent. Pour leur permettre de m'écouter tout en évitant les découpages indésirables des pistes ainsi que le transport des documents lourds, j'ai fureté un peu sur le net et j'ai découvert un espace de stockage sympa et très facile à utiliser : Tilidom ! Les formats courants y sont acceptés (je n'ose pas écrire "tous" pour ne pas l'avoir vérifié) : documents, images, vidéos, sons. Mais jusque là, rien d'exceptionnel.

Par contre, une des fonctions particulières de Tilidom, c'est de permettre l'installation d'un lecteur audio dans les pages des blogs. Je n'ai pas été au bout de la procédure (rapport aux droits d'auteurs) et ce logiciel me sert pour l'instant uniquement comme lieu de stockage et de partage.

Mais si en attendant, ça intéresse quelqu'un, c'est là...

jeudi 5 novembre 2009

A voix haute

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Il y a quelques semaines au boulot, j'ai émis le souhait de proposer des lecture à haute voix pour les jeunes du cycle 3 (et plus si affinités !).

Les heures du conte proposées mensuellement remplissent allègrement l'espace jeunesse de la bibliothèque d'une cinquantaine de petites bouilles fidèles qui les années passant, s'occupent ailleurs, dans d'autres activités, perdant le plaisir des histoires partagées.
Avec la scolarité bien souvent, l'imaginaire par la transmission orale et collective, le plaisir des mots, se diluent au profit d'un programme d'instruction intense sur les bancs de l'école. Reléguant leur rôle de transmetteurs aux enseignants, la grande majorité des adultes -de bonne foi, certainement, peut-être parce qu'ils attribuent le rêve à l'enfance ou à l'immaturité- jugent superflue cette pratique qui relève du plaisir.

Du conte à la lecture, il n'y a que l'écriture. De l'écriture à la lecture, il y a la pensée. Élever la pensée est notre mission. Pour ça, on peut aussi voyager, rencontrer des gens. On peut vivre des expériences, discuter pour confronter les idées. On peut aussi lire. On peut faire tout ça dans le désordre quand on est adulte.

Mais quand on est enfant, c'est d'abord en écoutant et en regardant les autres qu'on apprend. Et puis on imite, et puis on pense et on choisit ses propres valeurs. Enfin... normalement. Normalement, ce devrait être ça.

Le constat général dans les bibliothèques, c'est l'absence des lecteurs de 10 à... 30 ans ! Comme si, absorbés par la scolarité puis le début de la vie professionnelle, ils perdaient la notion de la lecture-plaisir pour la retrouver à l'arrivée de leurs propres enfants. Là, prétextant l'accompagnement de leurs petits, ils reprennent timidement contact avec le livre.

Ce qui m'intéresse particulièrement, c'est cette période floue vers la dixième année, à laquelle on fait croire aux enfants qu'ils sont trop grands pour rêver ou que la "vraie" vie n'est pas dans les livres. Pourtant, à l'heure où ils ont encore si peu d'expérience, avant de tester par eux-mêmes ce qui doit l'être, quel meilleur allié que le livre pour les accompagner dans leur cheminement de pensée ?
Notre vie d'adulte n'est qu'un modèle parmi tant d'autres et tellement limité... Que voulons-nous pour eux ? Quels outils leur offrons-nous ?

Je remarque aussi -pour avoir remanié les pages du site la ville- que les compte-rendus des animations de la bibliothèque sont de plus en plus consultés. Les adultes y sont donc sensibles. De là à interpréter cette fréquentation par un besoin, j'ose y voir un pas que j'ai envie d'emboîter.

Considérant enfin que notre petit budget ne nous permet pas d'augmenter le nombre d'intervenants professionnels (et que nous ne sentons aucune volonté dans ce sens-là de la part de nos décideurs), que mes collègues assurent déjà les lectures aux plus petits, que j'ai reçu (il y a longtemps) une première formation sur la lecture à voix haute, j'ai décidé de me lancer.

J'ai repris le casque, le micro (merci Audacity !), les témoignages des lecteurs professionnels qui prennent le temps de transmettre leurs conseils (merci à eux !), je choisis mes lectures (merci à mes supérieurs de leur confiance !) et je réapprends à lire (c'est pas gagné !).

Donc, je m'entraîne.

Je voudrais lire deux extraits de demi-heure, à raison d'une séance par mois. Placer la voix, je sais faire. Garder l'octave dans la durée, ça demande de l'entraînement, du souffle et de la concentration. J'en suis encore loin. Je me fierai à ce que me disent les cobayes de mes premiers essais. Ne pas rester enfermée dans le livre et communiquer en cherchant le regard des auditeurs, ça, ça m'est carrément naturel, mais je n'ai jusqu'à présent partagé cette expérience qu'avec des familiers. Pourvu qu'il n'y ait pas trop d'adultes et ça ira.

Premiers constats à l'enregistrement :
Si certains craignent la lecture monocorde, pas de problème avec moi : même dans la colère, ça chante ! Par contre, ça ne fait pas très sérieux, je comprends que les gens du nord -pour nous : au-dessus de la Loire ;)- se bidonnent en nous entendant parler.
Autre problème, je ne parle pas français, je parle "frangçé". Tout est à revoir dans la phonétique, en particulier les voyelles nasales. J'écoute des dizaines d'extraits sonores avec plus ou moins de plaisir (beaucoup de plaisir avec les lecteurs de Lire dans le Noir). Je reprends les cours primaires (ça me rappelle la dictée de Pagnol, absolument identique aux nôtres), je réapprends les "o" ouverts ou fermés, pareil pour les "a". Je prends plaisir aux jeux de ponctuation (surtout en réécrivant les textes), je découvre aussi les justes liaisons (j'en saute beaucoup et la grande honte : j'en place là où il n'y en a pas). Je m'applique, je m'amuse, j'apprends.

Je n'ai pas encore peur.  Ce sera bien assez flippant juste avant d'ouvrir la bouche.

Oh putain[g] ! Dans quoi est-ce que je me lance, encore ?

mercredi 4 novembre 2009

En selle !

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Je me souviens d'avoir lu -je ne sais où et je ne sais quand- quelque part dans les histoires de l'Orient, celle d'un homme assis devant sa porte. Il était d'humeur égale, peut-être même joyeuse. Il jouait d'un instrument ou fredonnait. En tout cas c'est comme ça qu'il revient dans ma mémoire. Je sais de cet homme qu'il a perdu la femme qu'il aimait.
Les gens le voyant ainsi, sans pleurer ni crier, sans montrer la moindre tristesse, recevaient sa tranquillité comme une offense. Jusqu'à ce que quelqu'un osât lui demander pourquoi il ne semblait pas affecté.
Le vieil homme répondit qu'avant de rencontrer cette personne chérie mais désormais disparue, il n'en était pas moins heureux. Pourquoi le serait-il donc maintenant ?

Nos esprits occidentaux peuvent tiquer à l'écoute d'une telle conception de vie ; c'est pourtant celle-ci qui m'aide à me remettre en selle (le canasson restera virtuel -ne vous déplaise-), je n'ai pas envie de me retrouver si vite le cul par terre.

Bonne journée à tous !

lundi 5 octobre 2009

Blue cerises



Par l'intermédiaire de Violette, Cécile Roumiguière m'invite à rencontrer la bande des quatre : les blue cerises. Amos, Satya, Zik et Violette, donc. Quatre amis : deux filles et deux garçons, lycéens entre 16 et 17 ans.

Chaque personnage a son auteur, son livre, son blog, son histoire. Chacun, à la façon des séries TV, nous donne rendez-vous par saison. C'est la première que je viens de lire (la seconde doit paraître dans quelques jours). A l'intérieur de chaque volume, les personnages se croisent. Les mêmes faits peuvent être relatés par l'un ou l'autre, avec sa propre perception du moment et de l'évènement mais nous pouvons aussi décider de ne suivre que l'un d'eux ; c'est comme dans la vie, c'est comme on le sent. Un parcours très personnel ou sa confrontation au groupe.

Comme il n'y a pas encore suffisamment de recul pour percevoir l'efficacité du concept, j'ai trouvé peu de commentaires d'ados sur le net. La série ne peut gagner en valeur qu'en s'étoffant régulièrement. Normal ! C'est le principe des séries. Je veux bien tester ça sur les jeunes de mon entourage en y rajoutant les quatre tomes suivants. Vérifier aussi si chaque soixantaine de pages peut encourager les lecteurs frileux.
Pour l'instant, je dirai que c'est un prototype intéressant.

Bon. D'accord ! Mais qu'est-ce qu'il y a dans ces livres, hein ?

Ben, il y a tout ce qui fait flipper les parents ! Les personnalités et particularités de nos gamins que nous avions rêvés autrement, les risques qu'ils prennent entre eux, les états d'âmes qu'ils n'osent pas toujours partager pour ne pas inquiéter, les expériences amoureuses, l'attitude destructrice de certains adultes.... Ils font exactement ce que font tous les jeunes : ils tâtonnent, expérimentent, se cassent la figure et se relèvent. Ils apprennent à grandir, entre eux et loin de nos regards, ils se construisent.

 Tous ces risques qui -malgré les prévenances parentales pour essayer de limiter la casse- vont devoir se traverser sans procuration, à vif... tous ces risques, je les reconnais pour en avoir frôlé certains et vécu d'autres.
La mesure est juste, dans une normalité sociale assez générale. Chacun d'eux pourrait être notre enfant, ce qui ne donne absolument pas envie d'étaler le discours trop banalisé des affres de l'adolescence. J'ai quatre jeunes adultes et les miettes qu'ils me lancent de temps en temps sur leurs expériences passées me flanquent quelquefois des frissons rétrospectifs.

Ces livres et ce concept -avec des qualités d'écritures incontestables- sont un bon appui me semble-t-il, pour témoigner des découvertes que peut offrir la vie à un ado. Et puis, il y a la poésie, la musique, le sport, le cinéma, la grande Histoire,  l'amitié, la magie des rencontres... Tout ce qui contrebalance les mauvaises expériences et qui fait que cet âge restera toujours passionnant.

Ça se passe chez Milan, dans la collection Macadam.
Quatre auteurs, quatre livres, quatre personnages pour un secret partagé (ça, c'est le petit plus pour aguicher).
Sigrid Baffert pour Amos, Jean-Michel Payet pour Satya, Maryvonne Rippert pour Zik, Cécile Roumiguière pour Violette.

dimanche 4 octobre 2009

Petit bug ?

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Je m'aperçois ce soir que les copies de certains commentaires ne s'affichent pas dans ma boîtes mail ; je ne suis donc pas systématiquement avertie quand vous en laissez un. J'ai pourtant vérifié tous les paramètres. Bizarre...
J'espère que ce n'est qu'un petit bug passager.

Je vérifie régulièrement les derniers messages mais pour les plus anciens, il se peut que je découvre tardivement un commentaire dont je n'avais pas eu connaissance. J'en suis désolée... N'y voyez aucune inconvenance de ma part.

samedi 3 octobre 2009

De chaque côté des cimes

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En pleine boulimie de lecture, je prends tout ce qu'on me tend sans tenir compte des sujets, sans m'attarder sur les titres ni les quatrièmes de couverture (Heureusement d'ailleurs... Il serait bon d'arrêter de susciter l'intérêt du lecteur avec des petites phrases d'accroche qui ne reflètent pas du tout l'essentiel d'un livre, au risque de le déprécier. Ce sont de jeunes lecteurs, d'accord, mais pas des débiles !).

Celui-ci est d'une préciosité fragile, à l'image de chaque vie du Petit Tibet dans lequel on voudrait, malgré la rudesse, que ses habitants conservent la pureté du cœur.

Le poids des traditions est omniprésente dans ce petit village himalayen ; la destinée de chacun, tracée depuis sa naissance et... et je n'ai pas du tout envie de vous raconter celle de Dahoé dont le lama du monastère a choisi le nom. Dahoé, ça veut dire Reflet de la lune. Le message délivré à son père lors de sa naissance est de faire en sorte qu'elle ait la paix en elle. Et la paix de Dahoé ne ressemble en rien au chemin habituel des femmes du Zanskar.

"De chaque côté des cimes" de Claire Mazard, édition du Seuil, collection Karactère(s).

A proposer sans hésitation pour le prochain jury des collégiens...

jeudi 1 octobre 2009

Gueule d'amour

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Joëlle m'envoie une série de photos qui circulent par mail, accompagnées d'un message destiné aux automobilistes. Ce n'est plus la saison des petits mais que ça ne nous empêche pas d'y faire attention. Là où il y a des hérissons, il y a forcément de beaux paysages, on pourrait en profiter pour lever un peu le pied, non ? Au moins le temps du crépuscule...

Merci beaucoup à la personne qui a pris le temps de photographier cette petite gueule d'amour. Si elle passe par là, ce serait bien qu'elle laisse une signature...