mardi 11 janvier 2011

Cours d'occitan

Lo dimècres es lo jorn de l'escòla per ieu ; en setembre, ai fach ma dintrada coma los escolans. Aprèp la jornada de travalh, m'en bau estudiar l'occitan. Aquò fa de ben de tornar ausir la lenga de la meuna familha. A l'ora de l'Europa, quora lo governament assacha d'escafar la nòstra identitat, es un biais coma un autre per pas oblidar qual soi : occitana e francesa.

Le mercredi est jour d'école pour moi ; en septembre, j'ai fait ma rentrée comme les écoliers. Après la journée de travail, je vais étudier l'occitan. Ça fait du bien d'entendre à nouveau la langue de ma famille. A l'heure de l'Europe, quand le gouvernement essaie d'effacer notre identité, c'est un moyen comme un autre pour ne pas oublier qui je suis : occitane et française.

Il fallait bien que ça arrive... Ça faisait trop longtemps que je tournais autour. Outre le plaisir de chanter à l'atelier choral occitan, il y a celui d'entendre la langue maternelle de mes parents, avec l'affect qui en incombe. Et puis si je veux participer aux conversations, il faut bien que je m'y mette. J'ai la langue qui me démange !

Dans le groupe des apprenants : un vieux châtelain américain, un fonctionnaire alsacien parachuté dans l'Aveyron, un agriculteur nouvellement installé dans le sud-ouest, une lycéenne qui vient en pointillés, un jeune sans boulot qui profite de son temps libre pour renouer avec ses racines, un couple de jeunes retraités qui participe à tout ce qui a trait à l'Occitan (que je retrouve à la chorale), un homme qui se fait plaisir en apprenant et deux fausses débutantes qui profitent de leurs acquis sans trop se fouler (dont moi). Il faudrait d'ailleurs que nous nous mettions à bosser parce que les autres commencent à nous fiche la honte, tellement ils sont studieux et efficaces.
Et notre prof, bien sûr... Il n'est pas rouergat de naissance ; une origine tarnaise s'entend dans son parler mais c'est parfait.

C'est parfait parce que ces diversités sont de vrais richesses. A côté de l'écriture occitane normalisée, nous sommes encouragés à conserver les particularités linguistiques propres à nos territoires. Le plus difficile pour moi est d'oublier les nombreux francismes dont usaient mes parents à l'époque où la langue accentuait sa conversion vers le français.

Nous sommes tous d'accord pour dire que ce temps d'étude est autant un temps de détente conviviale, malgré que ces deux heures se rajoutent à une longue journée de travail pour certains d'entre nous. Peut-être parce qu'il n'y a pas d'autre objectif que de se faire plaisir ; pas d'obligation, de notes, d'examen, pas de jugement. Mais une volonté enthousiaste de progression qui tisse lentement son maillage communautaire en consolidant la cohésion sociale et territoriale.

Sèm d'aicí e i demoram perque l'avèm causit.




dimanche 2 janvier 2011

Bonne année à tous !

Écoutez la raison et suivez votre cœur... Je ne sais plus qui a dit ça ; ça m'apprendra à lâcher le crayon.

Je reprends le clavier pour retrouver le plaisir de me poser ici. D'un tourbillon à l'autre, j'avais perdu le temps. J'ai acheté un agenda, j'ai noté, trié, choisi... de suivre mon cœur, après avoir écouté la raison.


Le calendrier facilitant la transition puisque c'est le bon temps des résolutions, je reprends au présent avec avec...

... L'enveloppe m'attendait sur l'oreiller... Dessinée par Julie-de-l'autre-côté-de-la-haie, j'avais pour consigne de ne l'ouvrir qu'en allant me coucher.
C'est donc calée dans les oreillers, à la lumière de la veilleuse que j'ai décollé l'enveloppe et reçu les bons vœux de ma Juju que je partage avec vous.


Je vous souhaite à tous une très bonne année !
Je vous aime !

vendredi 25 juin 2010

Sur les routes du Finistère

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Est-il besoin de de répéter que l'amour est aveugle...

mercredi 19 mai 2010

La guitare et le couteau

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Le samedi, c'est journée continue au boulot. Pour ceux et celles qui n'ont pas prévu de gamelle, nous passons commande au "Pt'it creux" et quelqu'un monte à midi chercher les repas -en l'occurrence, moi, ce jour-là, histoire de fumer moins connement ma roulée sur le trottoir.

Zoup ! J'enfonce mes écouteurs modèle-spécial-petites-oreilles et c'est parti pour une polyphonie qui fait sourire genre perché. Dans ces moments, tout est beau. Le ciel pour la trouée bleue, l'air qui pue mais qui ventile, les gens qui accélèrent en flairant la soupe, les déjections de pigeons qui faussent la donne,  les gosses débraillés qui jouent devant les portes, leurs bras nus qui me filent la chair de poule... complètement malades, les parents... une façade aux fenêtres champêtres redécorées par une probable nouvelle locataire, la collégiale qui se profile, le vent qui s'engouffre à la sortie des ruelles, les stands colorés aux couleurs de l'Inde qui occupe la halle.
La musique encourage les jambes qui peinent dans la côte venteuse, plus de souffle pour tirer sur ma roulée ; de toute façon, j'arrive devant le P'tit Creux. J'arrache mes écouteurs et ça fait presque "pop" tellement les embouts caoutchoutés calfeutrent les oreilles, je pousse la porte.

Dans l'espace confiné, je me cogne direct à un mec qui me coince entre le comptoir et la porte. Il porte à bout de bras une guitare, un pupitre de table, une partition. Il faut dire que le p'tit creux, c'est comme son nom l'indique : un endroit tout petit pour caler le tout petit creux qui chatouille l'estomac vers midi. Quoique, si on s'installe à l'une des quatre tables de la salle du fond, on peut profiter d'un vrai repas. Le journal est toujours par là, mal replié et très convoité. Sinon, il reste la vue des passants rasant les murs dans l'espoir stupide d'échapper au vent ; c'est aussi distrayant et moins déprimant, surement. Bon, pour moi, ce sera le comptoir. Je viens juste chercher les casse-croûtes pour le boulot, s'agirait pas de trop traîner.
Le sourire encore dans les yeux de la musique qui m'emplissait les oreilles, je finis par me dépatouiller du mec à la guitare pour grimper sur un tabouret de bar en attendant que Brigitte termine ses préparations. Parce que Brigitte est toujours à la bourre, tout le monde sait ça. Et on s'en moque bien parce qu'elle nous donne le plaisir de voir ses pains ronds faits-maison se garnir de de ses délicieuses préparations qui mijotent en direct. On peut causer, ou pas. Tout dépend de l'humeur de la dame qui tient le couteau ; faut palper l'ambiance. Et je sens qu'aujourd'hui, l'ambiance est au silence parce que nos casse-croûte ne sont pas prêts, que toutes les chaises sont occupées autour des tables vides, que je suis peut-être arrivée trop tôt, que le mec finalement installe son barda encombrant sur le comptoir déjà petit, alors je désamorce l'agacement qui plisse le front "T'inquiète ! Je t'attends".

Et puis d'un coup -c'est là qu'il vous faut appuyer sur le petit bouton de lecture ci-dessous, puis vous pouvez continuer de lire-...
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... j'entends, je tourne la tête, et je vois le gars installé devant son pupitre posé sur le comptoir, interpréter sagement sa partoche.
Plus efficacement que mes paroles, la musique pommade les irritations de la cuisinière dont le front se déplisse perceptiblement. J'enclenche l'enregistreur dans la poche arrière de mon jean et je m'affale, le menton calé entre les mains pour observer Brigitte qui se réconcilie avec le temps. Le couteau coupe, pèle, tranche, râpe, léger dans la main souple. Les ongles longs claquent les cordes dans chaque son harmonieusement délié. La friture rajoute son petit refrain dans la poêle secouée. Les pas de danse s'esquissent devant les fourneaux et la parole revient doucement. Quelquefois, je ne sais plus si c'est le couteau qui frappe la planche ou la paume de la main sur la guitare. De la satisfaction de la cuisinière à l'hésitation du guitariste, il n'y a rien qui cloche sinon celles de l'église qui tentent de s'introduire dans la partition. L'un et l'autre échangent à mi-voix quelques mots qu'eux seuls comprennent, puis le temps de pause qui ne s'apparente en rien au silence relance les cordes et le couteau dans un accord parfois surprenant.

En redescendant les ruelles vers la bibliothèque, les mains chargées de paquets odorants, je m'enfonce à nouveau les écouteurs dans les oreilles pour un registre musical différent et surement l'air bien plus débile qu'à l'aller. En écrivant ces lignes, l'enregistrement tourne en boucle et je me doute bien que j'en traîne encore les effets.

Ça, c'est un de mes instants parfaits. Je l'ai volé pour le faire durer.

Je vous souhaite à tous une très bonne nuit parce qu'ici, c'est presque l'heure de la citrouille...

vendredi 30 avril 2010

Aval a la ribièra

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En montant sur Rieupeyroux avec Guy, nous parlions de ces chansons que nous apprenons à la chorale, qui ne sont plus chantées dans les rassemblements festifs. La frustration est grande de ne pouvoir les chanter partout et avec du  répondant. De mon côté, pour les apprendre rapidement, j'enregistre l'intégralité des rendez-vous de la chorale et je retravaille les morceaux à ma façon. Deux voix sont généralement pratiquées et aucune ne me correspond vraiment ; je cherche les voix intermédiaires. Avec le logiciel Audacity que j'utilise pour m'entraîner aux lectures à voix haute, j'arrive à restituer un chœur (dans les limites des possibilités de ma voix) fidèle aux mélodies enseignées par Renat.
Alors pourquoi ne pas diffuser ici ce répertoire qui fait partie de notre patrimoine... Naissance d'une nouvelle rubrique musicale donc, qui se complètera au fur et à mesure que j'apprendrai les chansons.

Le premier morceau  est en languedocien : "Aval a la ribièra"

AVAL A LA RIBIERA

Aval a la ribièra
La una richa maison
Dedins son très fialairas
Que fialan tot lo jorn

L'una s'apela Joana
E l'autra Marion
L'autra s'apela Clara
Es clara nuèt e jorn

Sa maire la penjena
D'un penje d'argenton
E son paire la còfia
D'un alna de galon

Quant ela se miralha
Dins l'aiga de la font
Un auselon s'i pausa
Per li far l'orason

Lo filh del rei passava
La tròba a la font
Diga bèla fialaira
Aquòs vos Joaneton ?

Nani, ma sòrre ainada
S'apela d'aquel nom
Se cèrcatz una mia
Dintratz dins la maison.


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mercredi 28 avril 2010

Alors, vous êtes "souche" !

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Maison de retraite de Rieupeyroux. A la demande de l'équipe d'animation, la chorale occitane de Renat Jurié s'est déplacée pour une petite distraction musicale. Dit comme ça, ça ne ressemble à rien de très palpitant.

Vingt quatre degrés dehors, bien plus à l'intérieur de cette salle imprégnée de l'odeur d'urine. Papa, tu aurais chanté toi aussi. Sul pont de Mirabel, tu aurais pleuré. Tu la chantais si souvent. Je suis sur ta terre, à quelques kilomètres du village où tu es né. Certains, ici t'ont connu.

Comment savoir, au milieu de plusieurs dizaines de fauteuils dont la moitié médicalisés, qui est vraiment réceptif ? Je commence à connaître une partie du répertoire suffisamment bien pour lâcher le texte des yeux et promener le regard sur les visages des vieux qui nous font face. Trois femmes à gauche, deux autres au fond sur la droite, suivent du bout des lèvres. J'y devine les mots que je chante au milieu de ce groupe qui m'a affectueusement accueillie et intégrée comme une juneta als pelses blancs qu'ils guident de leur connaissance musicale.
Combien sont-ils ? Quarante, cinquante ? Où sont-ils derrière ces visages apathiques, ces corps pliés dans des positions invraisemblables ?
Si vous saviez comme je connais bien votre monde... Si vous saviez le temps que j'y ai passé, loin des fausses pudeurs à nouer serré le drap de ma mère pour qu'elle ne s'affaisse pas trop dans son fauteuil, à chercher la lumière dans son regard éperdu.
La mélodie encore incertaine, je chante pour vous, mon père et ma mère ; je chante pour tous, consciente de l'entre-deux qui m'offre encore quelques belles années, et puis je vois cet homme.

Cet homme recroquevillé qui réagit enfin à l'annonce du Se canto. Je le croyais si loin que je l'avais survolé pour me fixer sur les quelques femmes réactives et rassurantes. Dans la limite de sa mobilité, je le vois s'agiter. Dans ses gestes que je croyais incohérents, il finit par sortir de sa poche le mouchoir pour essuyer les larmes qui l'inondent pendant que s'entonne à pleins poumons le chant de ralliement qu'ici nous entendons tous dès les couches-culottes.
Pour lui, rien que pour lui, je suis heureuse d'être là.

Je ne sais pas si nous lui faisons du bien ou du mal. J'attends. J'attends la fin de la chanson qui clôt le répertoire ; j'ai besoin de lui parler, de dire l'émotion partagée.

Une femme en blouse blanche le rejoint, aussitôt fini notre petit récital. Elle s'accroupit, lui prend les mains, les caresse en lui parlant doucement pour l'apaiser. Il s'agite encore en regardant dans ma direction, il essaie de lui dire quelque chose et dans le brouhaha, je vois qu'elle peine à le comprendre. Quand je m'approche, il me prend pour quelqu'un d'autre. Il me dit «Vous n'êtes pas la fille de...» et je perds la phrase dans les éclats de voix qui nous entourent.
En une fraction de secondes, je sais ce que je peux m'autoriser : je refais les gestes de la femme encore accroupie. Je pose une main sur les siennes, je me penche à son oreille et lui dis qui je suis. Sa joue étonnamment douce frôle la mienne dans l'esquisse d'un baiser qui ravit la femme.  Sans paraître troublé de sa méprise ou l'ayant déjà oubliée, il me dit fermement et visiblement satisfait « Alors vous être Souche ! ».
En si peu de mots, dans cette expression magnifique, un homme que je ne connais pas vient de me rattacher au Ségala que mon père -dans la honte familiale de celui qui avait osé abandonner la terre- avait quitté pour épouser ma mère et s'installer sur le Causse.

Quand je me relève, je vois dans le même temps : Paulin qui répète à une vieille dame la dernière strophe qu'elle ne connaissait pas dans le Se canto ; une autre qui pointe Renat d'un doigt péremptoire : « N'i a pas tres comò vos ! » Il n'y en a pas trois comme vous [qui chantent aussi bien], ; ceux qui n'osent pas aller au au contact des vieux et qui regardent, les bras ballants ; ceux qui les fuient et qui discutent entre eux, en retrait.

Et puis, tout s'accélère encore. Les goûter s'engloutissent à grande vitesse sous la pression de deux aides-soignantes peu avenantes (et je suis polie) ; ce qui nous entraîne dans une discussion discrète et rageuse sur les restrictions de personnel, le manque d'humanisme de certains de ses membres, les vieux dont on se décharge, les tarifs scandaleux des maisons de retraite, le choix de mourir pour éviter de nous retrouver en état de délabrement, tout y passe.

Dans les couloirs, les chariots slaloment pour le retour en chambre. Sonnez trompettes, la récréation est finie ! Nous sommes trois ou quatre à traîner en tapant la causette (en occitan, bien sûr) avec les résidents valides bien rangés en petits groupes jusqu'à la sortie où là encore, les nouvelles groupies de Renat tentent une ultime invitation dans l'espoir de l'écouter encore.

Voilà, c'est fini. Posé le pied sur la chaleur du bitume et sous la lumière cuisante d'un ciel que juillet ne renierait pas, il reste un drôle de mélange de miel et d'amertume, suffisamment prégnant pour que je ressente le besoin d'écrire.

J'ai déjà oublié son visage et son corps mais quelle importance... puisque je l'ai vu, Lui. Il m'a dit en effleurant ma joue de la sienne, que j'étais Souche.

jeudi 8 avril 2010

La fête du livre à Villefranche de Rouergue

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Depuis hier soir, tout le monde est pendu au téléphone, rivé aux écrans à l'affût des mails ou déjà sur les routes à la recherche des écrivains et illustrateurs qui sont bloqués par les grèves des cheminots.

Ils arrivent au compte-goutte, avec les moyens du bord, chacun s'acharnant à avancer comme il peut, s'excusant du retard et de la gêne occasionnée, démontrant de ce fait la volonté incontestable de rencontrer les jeunes lecteurs qui trépignent dans les écoles du villefranchois et la passion qui les animent tous... Notre reconnaissance est immense. C'est une année de travail qui est en jeu et des centaines d'enfants qui vont vivre une expérience mémorable. Chacun le sait et se démène, se lève tôt, se couche tard, se dope à la caféine, affiche ses cernes souriantes de soulagement, il en manque encore un... Jusqu'où arrivera-t-il ? Qui est disponible pour le récupérer ? A Toulouse, Brives-la-Gaillarde, Cahors ?

Au moment où j'écris, les premiers arrivés sont déjà en activité dans les classes ; les adultes volontaires disponibles les conduisent d'une école à l'autre sur les routes de campagne en suivant le planning rigoureux établi pour chaque intervenant et ce, pendant deux jours, jusqu'à la journée de samedi sous la halle de Villefranche.

De cet énorme déploiement d'énergie, les gens ne se doutent pas. Du travail des fourmis besogneuses, ils ne bénéficient que de la rencontre festive de la Fête du Livre. Mais depuis 20 ans, chaque enfant de la circonscription, à différentes périodes de sa scolarité a pu lire, argumenter, rencontrer et échanger directement avec l'auteur ou l'illustrateur d'un livre proposé par Livre-Franche. Quand on les voit revenir d'année en année, respirer l'ambiance, feuilleter les livres, choisir celui qui les a touchés, discuter autour de l'un d'eux -ou mieux, avec son auteur présent-, l'affectif prend une grande place dans ce temps privilégié.

Ces traces-là ne s'effacent pas.
Rêver, penser, réfléchir, découvrir... Écrire et lire... Agir !

Allez zoup ! Direction : les écoles de La Rouquette et Savignac avec Jean-Michel Payet. C'est qui ? Ben, un écrivain, pardi !

--> Le programme de la Fête du Livre